| ELECTION PRESIDENTIELLE AU GABON : L’opposition dénonce la fraude électorale |
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Libreville - Dix partis de l’opposition gabonaise ont dénoncé hier les conditions "illégales" de la préparation de l’élection présidentielle de la fin de l’année et accusé le président Omar Bongo Ondimba et son gouvernement de préparer une "fraude électorale". "Le chef de l’Etat se veut le chantre de l’unité nationale et de la paix (...) Malheureusement, les mesures qu’il prend ou fait prendre, dès qu’il s’agit d’élections sensibles, ne répondent nullement aux idéaux nationaux d’union, de justice, de bonne gouvernance et surtout de paix", ont déclaré les représentants de ces partis lors d’une conférence de presse. "La désignation fréquente d’un membre de sa famille, de son ethnie, de sa province à la Commission nationale électorale (Cne) en est une", ont-ils ajouté dans une déclaration commune, dénonçant un pouvoir "fondé sur le tribalisme et le régionalisme". "Nous allons vers la fraude électorale", a regretté le président du Mouvement d’émancipation socialiste du peuple (Mesp), Victor Mwanga-Mbadinga, "le pouvoir viole la loi tous les jours". À titre d’exemple, M. Mwanga-Mbadinga a critiqué la récente décision du nouveau président de la Cne de "nommer seul" les présidents des commissions électorales locales et annoncé le dépôt d’un recours contre ces décisions devant la Cour constitutionnelle. Ancien hiérarque du pouvoir gabonais récemment passé dans l’opposition, Zacharie Myboto, qui s’affichait pour la première fois avec d’autres adversaires du président Bongo, a pour sa part remis en cause la fiabilité des listes électorales, qui doivent être publiées début octobre. "Le pouvoir doit nous dire sur quelles bases vont reposer ces listes électorales et donc leur fiabilité", a demandé M. Myboto, dénonçant les chiffres "grossis" du dernier recensement de la population. "La fraude a déjà commencé au niveau des listes électorales", a renchéri un responsable de l’Union du peuple gabonais (Upg), David Mbadinga. Interrogés par la presse, les responsables des dix partis de l’opposition ont refusé de se prononcer sur leur participation au scrutin. "Nous critiquons la manière dont ces élections sont préparées (...) la question de notre participation est une autre étape", a répondu au nom de ses collègues le secrétaire général du Congrès pour la démocratie et la justice (Cdj), Jules Bourdès Ogouliguendé. Même si sa décision ne fait plus de doute, l’actuel chef de l’Etat, au pouvoir depuis 38 ans, n’a pas encore annoncé sa candidature à l’élection de la fin 2005. De nombreux observateurs prêtent à M. Myboto l’intention de se présenter contre lui. Source AFP |

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